23 août 2015

Des représentations inhabituelles du Christ



Le site russe dédié à l'iconographie « ortograf.ru » publie une communication consacrée à des représentations inhabituelles du Christ sur des enluminures.

Dans le psautier « Chludov » (IX siècle, Byzance) les chercheurs ont trouvé, en frontispice, l’effigie d’un Christ imberbe et sans moustache.


M. Tchepkina, spécialisée dans l’étude du "psautier Chludov" écrit à ce propos en se référant aux travaux de N.Kondakov : « Le roi David assis sur son trône surplombé d’un arc semi circulaire s’appuyant sur des colonnes joue du psautier= kinnôr, la lyre hébraïque ancienne. En haut de page, un médaillon représentant le sauveur Emmanuel. Cette effigie est inhabituelle dans l’iconographie : nous voyons un adolescent au front très haut, le crâne dégagé et aux cheveux courts ». 
Les autres miniatures de ce psautier montrent le Christ tel que nous sommes habitué à le voir sur les icônes :


Des représentations peu coutumières ont été découvertes dans un évangile syrien du VI siècle (codex de rabula, 586g.). A quatre reprises au moins Jésus est montré avec une coupe très courte : ses cheveux paraissent frisés, la barbe et la moustache sont également coupées très court.


L’absence de cheveux longs tombant sur la nuque est également constatée sur l’une des miniatures de cet Évangile montrant le jardin de Gethsémani. La tête est légèrement tournée de coté, les cheveux ne tombent pas sur les épaules :

Nous trouvons dans le même manuscrit des représentations connues et tout à fait identifiables du Christ :


Plusieurs autres exemples intéressants dans un manuscrit copto-arabe datant de 1684 se trouvant au Musée Walter, Baltimore : 

Le Christ arborant un couvre-chef sur le chemin d’Emmaüs ainsi que le Christ en jardinier, tel qu’Il a été perçu par Marie-Madeleine. Il est revêtu d’un habit de travail le plus simple qui puisse être, tel que le portaient les paysans, manches retroussées, arborant une ceinture et tenant une pelle. Ces deux effigies sont uniques et nous n’en trouvons nulle part ailleurs de semblables.


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